Dimanche 4 juin

         Croyez-vous aux esprits ? vous savez, les esprits qui font tourner les tables. Quand on dit « esprit » en langage courant on peut parler de ces réalités invisibles qui resteraient de ceux qui ont été vivants. Et quand on parle de l’Esprit de Dieu ? est-ce le même genre de réalités ?

         C’est toujours difficile de parler de l’Esprit de Dieu ou de l’Esprit Saint parce que nous le considérons comme une réalité créée alors qu’il faut l’envisager comme une force de création, de naissance.

L’ancien Testament nous le dit présent avant la création qui plane sur les eaux. Et par lui la création va émerger. C’est lui aussi qui apparait à Elie dans le souffle d’une brise légère et qui permet au prophète de se remettre en marche : Il rend possible la parole d’Elie ; c’est une nouvelle naissance.

         C’est lui qui vient sur Marie pour qu’elle donne naissance au Sauveur, le Verbe de Dieu fait chair.

         De même, les Actes des Apôtres nous le montrent, Il agit au cœur des premiers témoins du Christ pour faire d’eux des hérauts de l’Evangile.

         L’Esprit Saint est un créateur, il permet des naissances nouvelles. Laissons-nous habiter par lui afin de naître à la vie nouvelle des enfants de Dieu.

Père Eric

Dimanche 28 mai

     C’est dans sa prière que le Christ révèle, de manière éminente, la communion qui l’unit au Père. L’évangile de ce dimanche nous rapporte les mots que Jésus lui adresse en son heure ultime, où il peut regarder l’œuvre qu’il a accomplie. Sa mission a consisté à faire connaître Dieu en vérité parce qu’il est la parole-même du Père. Ceux qui ont accueilli sa Parole sont vraiment ses disciples et n’appartiennent plus au monde puisqu’ils appartiennent au Christ.

     Nous qui sommes croyants appartenons aussi au Christ, mais nous savons par expérience que la difficulté est de tenir ferme dans la foi. Pour cela, les Apôtres nous indiquent une voie sûre : se tenir réunis tous ensemble dans la prière (première lecture). C’est ainsi que nous est présenté le groupe des Onze qui, associé à quelques femmes proches de Jésus, obéit à l’ordre du Seigneur de rester à Jérusalem pour y recevoir le Saint Esprit. En adressant à Dieu leur prière, ils rejoignent le Christ, bien qu’ils restent dans le monde : à leur tour, ils porteront la parole de Dieu aux hommes, comme nous l’entendrons dans le grand discours de Pierre à la Pentecôte.

    La communion avec le Christ fait aussi connaître la communion à ses souffrances (deuxième lecture). Les Apôtres, qui dans leur grande majorité connaîtront le martyre, en sont conscients. L’opposition à Jésus, que Jean nomme « le monde », rejaillit sur ses disciples mais ce n’est ni une crainte ni une honte pour ceux qui se savent être habités par l’Esprit Saint : sa force, selon la promesse de Jésus, leur fera connaître la gloire réservée aux fidèles de Dieu.

     Ainsi, approchant de la fin du temps pascal, nous découvrons que la vie du disciple se fonde sur la communion avec le Christ, qui nous a révélé le Père par sa Parole. Nous pouvons en être les témoins grâce à la force du Saint Esprit.

Père Eric

Dimanche 14 mai

     CROIRE, VOIR, SAVOIR ou CONNAITRE : 3 verbes qui se répètent tout au long de l’évangile de ce jour. Il est bien difficile de croire en Dieu qu’on ne voit pas. Le problème semble vrai aussi pour les Apôtres et pourtant ils voient Jésus et ses œuvres. Alors qu’ils ont foi en Jésus, ils doivent faire le passage de la foi en Dieu.

     Pour cela, un chemin leur est indiqué par le Christ, chemin qui passe par la connaissance du Fils. Mais, dans la bible, connaître, c’est aimer de manière intime, chercher jour après jour à entrer dans le mystère de la personne que l’on aime. C’est cet amour qui unit le Père et le Fils et qui resplendit sur la face du Christ. Aussi celui-ci peut-il dire à Philippe : « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Portés par cet amour, nous pourrons alors demeurer avec le Christ et trouver la demeure qu’il nous a préparée.

     Ainsi, en ce temps pascal, la joie de la résurrection se conjugue avec la question de la foi en Jésus ressuscité : pour connaître la force de l’Esprit de Pâques, voulons-nous accueillir pleinement sa Parole et la mettre en pratique ?

Père Eric

 

Dimanche 7 mai

            Plus qu’une doctrine à suivre, il s’agit pour nous de choisir le Christ comme le guide de nos vies. Par le symbole de la porte, Jésus indique la vraie liberté, celle des enfants de Dieu : ils ne sont pas cantonnés dans un espace clos, telle une bergerie. Les chrétiens sont faits pour vivre dans le monde avec ses difficultés, ses risques et ses épreuves. Mais le bon berger assure la sécurité profonde de ses brebis. Nous avons tous vu des moutons suivre leur berger : ils vont et viennent, broutant à droite ou à gauche, mais se rassemblant à sa voix.

Notre vie à la suite du Christ, le bon berger, ne nous épargnera pas forcément les épreuves ; peut-être nous est-il arrivé de traverser « les ravins de la mort » (psaume). Au contraire, si nous imitons sa vie, si nous suivons ses traces (deuxième lecture), nous connaîtrons aussi les difficultés inéluctables à tout héraut de l’Évangile. Mais, parce que Jésus a été vainqueur du mal, nous pourrons aussi vivre selon la justice et demeurer avec le berger qui veille sur nous et nous mène près des eaux tranquilles.

Père Eric

Dimanche 23 avril

            Jésus ressuscité en apparaissant à ses apôtres décrit les caractéristiques de la vie d’un disciple c’est-à-dire de nous-mêmes : il leur sa paix, il les envoie en mission et leur transmet son Esprit saint pour le salut du monde.

Mais comment reconnaitre le Christ ressuscité ? Regardons la miséricorde du Christ à l’égard de Thomas : ses mots ne contiennent ni reproche ni condamnation mais une invitation à croire en cet événement inouï. Au lieu de s’exécuter en touchant le corps de Jésus ou de considérer cette apparition comme une illusion, Thomas reconnaît en Jésus ressuscité son maître qui accueille les hommes tels qu’ils sont. C’est à cette attitude que Jésus se fait reconnaître : il rejoint dans leur réalité ceux qui cherchent le Messie, même avec leur manque de foi. Ainsi Thomas est-il saisi par le Christ dans la profondeur de son cœur. C’est là, à l’intime de nous-même, que nous pouvons rencontrer notre sauveur et peu à peu nous laisser imprégner de l’Esprit de sa résurrection.

Père Eric

Dimanche 16 avril : PAQUES

            Les femmes montant au tombeau alors qu’il fait encore sombre cherche à voir Jésus, fut-il réduit à un corps déposé dans un linceul. Elles sont dans l’obscurité d’un monde sans Dieu. Ce passage d’évangile nous laisse sur notre faim quant à la manifestation de Jésus ressuscité. C’est le soir de Pâques que le Christ apparait à ses apôtres. Quelles sont ses premiers mots ? « La paix soit avec vous ».

            La résurrection peut sembler compliquée à comprendre mais ces mots résonnent immédiatement dans notre vie. Par la victoire du Christ sur le mal et la mort, nous sommes délivrés du poids du désespoir, de la souffrance, de la discorde, de nos échecs, du péché.

            Désormais, la force du Christ est en nous pour vivre de l’esprit de réconciliation qui prévaut pour les hommes depuis le don que le Christ a fait de sa vie.

            Il nous reste à « rechercher les réalités d’en-haut » (2ème lecture) pour vivre selon l’esprit de notre baptême qui nous a unis à la mort et à la résurrection du Christ (Romains 6).

            N’oublions jamais ces paroles : « La paix soit avec vous ».

Père Eric

Dimanche 2 avril

            Les textes de ce jour nous invitent à croire, comme « Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui » (Jn 11). Dieu ne met pas la condition de notre foi pour son action de salut. Le prophète Ézékiel nous le dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, (…)  Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur ».

Nous sommes invités à regarder dans notre histoire, autour de nous, comment Dieu manifeste qu’il est le Dieu de la vie, qu’il « la résurrection et la vie ».

Nous pensons parfois que par nos efforts nous pourrons vivre davantage en chrétiens ; saint Paul affirme que nous en avons déjà les moyens : « vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit ».

            Si Jésus a ressuscité un mort il pourra bien susciter en nous la force de vivre selon notre espérance que la vie est plus forte que toute forme de mal.

Père Eric